Le 4 juillet, le Tour repart de Barcelone. Et cette année encore, une question domine : quelqu'un peut-il battre Pogačar ? Voici notre pronostic pour le maillot jaune, et le raisonnement derrière.
Comment on lit une course cycliste
Pour le cyclisme, on part de données très concrètes : la liste réelle des coureurs au départ, leur classement mondial (donc leur forme du moment) et leur profil — grimpeur, rouleur, sprinteur. On croise ça avec les cotes pour repérer les paris vraiment intéressants. Le favori n'est donc pas un nom qu'on aime bien : c'est celui sur qui les chiffres et le marché tombent d'accord.
184 coureurs au départ… et un favori qui écrase tout
Soyons clairs : Tadej Pogačar est l'immense favori, et il vise un 5e Tour, ce qui le ferait entrer dans la légende. Sa saison 2026 donne le vertige : 13 victoires en 16 jours de course, une seule défaite (Paris-Roubaix). En prime, il a un super-équipier en pleine forme, Isaac del Toro, vainqueur du Tour Auvergne-Rhône-Alpes : un plan B de luxe.
Derrière, un seul homme tient vraiment la comparaison : Jonas Vingegaard. Il vient de gagner le Giro avec autorité et n'a jamais fini en dessous de la 2e place sur un Tour… mais son équipe a perdu Wout van Aert (forfait, infection au coude), un lieutenant précieux. Un vrai coup dur. Plus loin, Remco Evenepoel revient de 68 jours sans compétition (un pari risqué), et le jeune Français Paul Seixas, 19 ans, fait ses grands débuts : éblouissant ce printemps, mais freiné par une chute au Dauphiné, et un premier grand tour reste un saut dans l'inconnu. À noter aussi : David Gaudu n'a pas été retenu.
Notre pronostic : Pogačar
Tout converge vers lui. Il est en tête des classements, dans la meilleure forme du peloton, et le parcours lui va comme un gant : deux montées de l'Alpe d'Huez, un contre-la-montre, des Alpes redoutables… bref, un tracé pour coureur complet, exactement son profil. Vingegaard est la seule vraie menace, mais une équipe affaiblie par le forfait de Van Aert part avec un handicap.
Où sont les bons paris
Sur Pogačar vainqueur, la cote est minuscule : aucun intérêt, on gagne presque rien. Les paris intéressants sont ailleurs : les victoires d'étape, le maillot à pois (Lenny Martinez est un bon candidat au classement de la montagne), les duels entre coureurs, le podium (Vingegaard, Evenepoel) ou le « meilleur Français » (Seixas). À jouer avec des mises mesurées.
Notre scénario
Pogačar en jaune sur les Champs-Élysées, Vingegaard en principal rival. Le seul vrai danger, c'est l'imprévu propre au vélo : une chute, une maladie, comme l'ont rappelé la chute de Seixas ou l'infection de Van Aert.
Pour la méthode : notre analyse du Tour.
*Un pronostic, pas une certitude : on le réajuste au fil des étapes. Les paris comportent des risques — réservé aux +18 ans, jouez responsable.*